Schéma de l'installation
SCRATCH VISUALIZER XY - "Phonoptique PROJECT" (2005) - Matthieu Crimersmois - 2023
Matthieu Crimersmois est un plasticien/platiniste (en anglais “turntablist”) français né en 1983. Il y a presque 20 ans, il a inventé un système de transcription du scratch en temps réel avec son oeuvre le “Phonoptique”. Il est membre de l’artiste run-space Plateforme-Paris.
Phygitablism est une contraction de trois mots, “physical” “digital” et “turntablism”. Une performance aussi bien technologique qu’artistique se déroule en direct et est observable grâce à des lunettes de réalité virtuelle mises à disposition.
Pour cette performance, l’artiste Matthieu Crimersmois débarque au Château d’eau de Bourges avec ses platines vinyles dessinatrices et son réseau de capteurs permettant de faire de la capture de mouvements. Il joue en direct sur son set DJ physique dans un monde réel en mixant des sons de “Jeux de Mondes 2.0” dans un monde virtuel. Une expérience immersive mélangeant Djing et VR où l’avatar platiniste de Matthieu Crimersmois joue dans les environnements virtuels créés par les artistes de l’exposition.
Michel Aubry / Matthieu Crimersmois / David Guez / François Ronsiaux / Michael Sellam //
CT 2022-V1 est la première édition d’une série d'expositions mettant en corrélation des œuvres d’artistes en lien avec l’espace, le temps, la réalité, et des capsules temporelles hermétiques scellées dont le contenu reste secret jusqu’à une date d’ouverture ultérieure.
Conçue comme une extension d’œuvre, un module aléatoire, la capsule temporelle en acier inoxydable pose une archéologie intime qui peut se rendre collective, exposée, détournée, flottante, au gré des vagues temporelles qui la pousse de façon stochastique vers une destination et un destinataire inconnu.
La capsule temporelle est une boîte noire dont la lumière se propage à la vitesse des années qui passent, enterrée ou posée face à soi, elle n’est que le reflet de nous-même. Nous faisons “nôtre” son intérieur, une forme inconsciente puisque non accessible. Le fait de savoir qu’elle existe, qu’elle se trouve à un endroit fixe de notre mémoire est rassurant. Nous voudrions avoir plusieurs de ces points fixes remplis d'inconnus, ces parties de néant que nous transportons de façon virtuelle, des bulles de chaos maîtrisé, contenus, prêtes à exploser un jour.
Elle est ainsi un marqueur du temps, un faiseur de temps même puisque le temps n’est qu’une mesure, celle subjective de notre relation au monde, aux autres et à nous même. Et le temps à besoin justement de montres et de rencontres qui puissent se faire. Cette rencontre c’est celle d’un artiste qui propose à d’autres artistes un voyage particulier, inédit. Une boîte vide, brillante, ouverte à tous les possibles, gravée de deux mots : “capsule et temps”.
L'imaginaire est infini, et ne s’enferme pas, il va s’exprimer pour chacun par un détournement, le début d’une relation intime avec l’objet, posé sur le bureau de chacun, à l’observer, ouverte, en attente.
C’est alors que s’opère l’opération magique, l’objet devient un en.soi, chacun se l’approprie comme un territoire de 100 cm2. le temps et l’espace se rejoignent dans les attaques des possibles, déformations, transformations, triturations, messages enroulés les uns dans les autres, 4ème dimension qui engouffre chacun dans un démultiplié de choix, à se demander ce que l’autre, le spectateur, va recevoir, comprendre, imaginer... Car ce qui se passe, c’est bien un transfert d’imagination, celle de l’artiste confronté à celle du spectateur, un lègue de l’un à l’autre, presque une torture mentale puisque le verrou de la date fige cet échange pour plusieurs années, voir pour toujours ou … à jamais.
L’œuvre d’art est toujours mystérieuse, propre à de multiples interprétations et avec ce projet, c’est la définition même de l’art qui se trouve plus que jamais en exposition.
Texte : David Guez
Docteur en Histoire de l'art contemporain
Chargé de recherches Bourse de Commerce - Pinault Collection
Cette nouvelle édition des 3 journées dédiées aux pratiques de la performance à l’Ecole des Arts de la Sorbonne sera sous le signe du multiple. Exceptionnellement, un thème structure la programmation cette année. Elle est accompagnée par un colloque sur le même sujet, une journée sera commune aux deux évènements le vendredi 19 octobre.
Etudiants, enseignants-artistes et performeurs invités se succèderont pour nous présenter des performances de formes et de durées variables, au sein de la galerie Michel Journiac et des salles de l’EAS.
Seront abordés par les œuvres tout autant la multiplication, la répétition, la reconstitution, la multiplicité que l’unicité ou le multiple comme pratique.
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Exposition EXTRACTION OFFSHORE //
Commissariat Matthieu Crimersmois //
Du 11 au 27 Mai 2018 // Vernissage vendredi 11 Mai de 18h à 22h //
PLATEFORME PARIS, 73 rue des Haies, Paris 75020 - métro Buzenval.
Artistes :
Lucie Le Bouder, Damien Caccia, Xavier Cormier, Joël Degbo, Elliot Gaillardon, Cécile Hadj-Hassan, Julien Langlois, Alexane Morin, Marianne Pradier, Dorian Bauer, Roman Eremchenko, Louise Kress // |
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Artablism est un mot qui nomme une pratique déjà existante. Elle s’enracine dans le turntablism , dans la performance, dans l’expérimentat...